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L’Homme du mois #Février19

L’Homme du mois #Février19

Chaque mois, nous mettons à l’honneur un acteur du Team SS76. Ce mois-ci, nous avons choisi Mehdi KADRI. Portrait d’un steepleur à l’insolence taquine.  

 

Mehdi KADRI rejoint le Stade Sottevillais 76 en 2008. Il est alors Benjamin. D’abord encouragé par sa maîtresse de primaire, c’est à l’âge de 13 ans que Mehdi découvre l’athlétisme. « Je me souviens que mon premier entraînement était avec Jérémy SESSA et j’avais fait de la longueur. J’ai commencé par du général et d’ailleurs aujourd’hui j’en ressens encore les apprentissages, notamment les apports techniques et le travail de pied. Je suis assez bon technicien et c’est grâce à mes années jeunes. »

 

Plus tard, Mehdi se spécialiste dans le demi-fond avec une forte appétence pour le steeple. « J’aime cette discipline, c’est un peu guerrier. Je suis assez à l’aise sur les obstacles et c’est une discipline qui a une belle symbolique. »

 

Aujourd’hui, le demi-fondeur concilie ses entraînements avec ses études en STAPS, où il prépare le concours CAPEPS pour devenir enseignant d’EPS.

 

 

Notre entretien avec Mehdi.

En février, tu participais aux Championnats de France Elites à Miramas. Pour ton premier 3000m tu as su t’imposer à la 7e place, te classant 18e français de la discipline. Peux-tu nous en dire plus sur cette course ?

Cette année, je visais les Elites puisque je savais que c’étaient dans la nouvelle salle de Miramas. Avec Kader on a donc préparé ça sans trop pousser. Vu que l’on est sur du 3000m, ça ne nécessite pas forcément un gros travail spécifique. Le fait de s’entraîner en forêt, c’est un gros plus. Même si je n’ai pas fait plein de spé, je me suis quand même bien tiré. Je fais 8’12. C’est une course perfectible mais je fini 7e de la course, 5e français. C’est ça la satisfaction plutôt que le chrono. Je pense que je vais pouvoir aller vers 8’7/8’6.

 

C’est ma meilleure place aux Elites. J’avais déjà fait deux fois les Elites en extérieur. Une première fois en 2016 à Angers pendant le ramadan. Ça avait été compliqué. Et la seconde fois à Marseille, je venais d’être Champion de France Espoirs. Je m’étais dit je vais suivre les premiers. J’ai suivi jusqu’à mi course puis je me suis éclaté.

 

Tout cela est donc prometteur. Après ce bon début d’année, quels sont tes objectifs pour la saison ?

Le steeple ! Une aussi bonne place aux Elites voire mieux et un chrono sous les 8’40.

 

Depuis la rentrée, tu as intégré le nouveau groupe de demi-fond. Peux-tu nous en dire plus ?

Cette année, ce sont Kader et Hassan qui ont repris le groupe de demi-fond. Ça se passe très bien. Il y a une bonne émulation au sein du groupe. Il y a de tous les niveaux et ça se passe très bien. On s’entend bien. Lors des entrainements qui ne sont pas au stade, on arrive toujours à se mettre d’accord. Pour aller courir en forêt ou ailleurs. Ça m’aide beaucoup. On rigole bien. Tout le monde se soutient.

 

Arrives-tu à concilier facilement tes entraînements avec ta vie personnelle ?

Pour l’instant c’est conciliable. Dès les écrits du concours passés, je vais essayer de doubler, car à un moment si on veut progresser en demi-fond, il faut commencer à doubler. Actuellement, je m’entraîne 6 à 7 fois par semaine.

 

 

Passons maintenant à ton portrait Sottevillais.

Te souviens-tu de ta première victoire ?

Je crois que ma première victoire était sur 2000m steeple aux Régionaux en 2012. Je devais courir avec Robin Louvet. Je l’avais battu au finish, j’étais resté derrière tout le long de la course. C’était ma première victoire et mon premier titre régional.

 

Accordes-tu de l’importance aux victoires ?

Je ne sais pas si je suis plutôt victoires ou performances. En tout cas, j’aime faire un chrono quand je me suis mis en tête que j’allais le battre. J’aime bien aussi l’idée de se confronter à quelqu’un. Maintenant, forcément les victoires sont agréables. Elles le sont encore plus quand elles sont symboliques.

 

Quel est ton pire souvenir en athlétisme ?

C’était en Espoir 1 sur 1500m en salle aux France. J’étais assez loin. Je remonte. Dernier 100m, j’étais 3e je repasse sur le 2e et à ce moment là je tombe. C’est la salle, les virages sont compliqués. C’était les France, je me retrouve dernier alors que je devais gagner. J’étais donc un peu déçu et énervé. L’été suivant je me rattrape en faisant Vice-Champion de France.

 

Quelle serait ta première décision en tant que Président ?

Le parking peut-être. C’est tellement infâme de se garer à partir de 18h ! En soit, c’est positif car ça montre que le Club est en bonne santé mais c’est vraiment galère de temps en temps.

 

Si nous devions renommer le stade Jean Adret, quel nom proposerais-tu ?

Ça ne va peut-être pas parler à tout le monde. Mais je pense à Jérôme PETIT car il incarne bien les valeurs athlétiques. Ça fait plus de trente ans qu’il est au Stade. Il est toujours là pour donner de bons conseils, à se soucier des autres. C’est une personne que j’apprécie beaucoup.

 

Quel athlète aurais-tu rêvé d’affronter ?

Je pense que je n’aurais jamais l’occasion de l’affronter mais j’aurais bien aimé affronter mon ancien coach Mickaël ZIBELLE. C’était un coureur de 800. Il fait un peu le malin et j’aurais bien aimé me confronter à lui. Malheureusement ça n’arrivera jamais. (rire)

 

Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?

En l’occurrence, je prendrais un livre vierge et j’écrirais. J’ai beaucoup de choses à dire. Je prendrais le temps d’écrire. Quand j’étais petit, j’écrivais des histoires, des nouvelles. Aujourd’hui, quand j’ai des idées je les note aussi. Peut-être que j’aurais le temps une fois que j’aurais passé le concours.

 

Si tu devais convier quatre personnes connues à un dîner, quelles seraient-elles ?

Ils ne sont pas connus, mais j’inviterais mes quatre grands parents. Je n’aime pas trop le processus de starification. Mes grands-parents m’inspirent forcément plus que les stars.

 

Quel est ton sport préféré hors athlétisme ?

J’aime pas mal la NBA et la musculation. La musculation n’est pas un sport en soi mais c’est ce qui m’intéresse le plus hors athlé. Moi par semaine, je fais une séance de musculation et une de PPG. La muscu était une habitude que j’avais pris avec Michaël puis que j’ai continué avec Christian. Ça me permet d’éviter les blessures.

 

Pour ce qui est de la NBA, j’ai commencé à suivre pendant le ramadan, car tu commences à vivre la nuit et dormir le jour. La NBA a aussi commencé à me passionner quand j’ai joué avec Gatien DURAND à NBA 2K, le jeu sur console. C’est sympa, spectaculaire et athlétique.

 

Quelle est la qualité que tu apprécies le plus chez les autres ?

Si je devais répondre sérieusement je dirais la bienveillance, l’empathie… mais en réalité c’est l’insolence. Je trouve que c’est quelque chose de tellement rare. Je connais peu de personnes qui sont insolentes. Je pense l’être un peu. Et honnêtement, j’apprécie beaucoup car c’est très stimulant. Pour moi, l’insolence c’est une sorte d’audace presque artisitique.

 

A l’inverse, quel est le défaut qui te rebute le plus ?

La lâcheté ; qu’elle soit morale, intellectuelle ou physique. C’est ce qui me déçoit le plus.

 

Merci Mehdi !

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