Christine Marlière, portrait d’une officielle engagée

Christine Marlière, portrait d’une officielle engagée

Christine, tu es la coordinatrice des officiels du Stade Sottevillais 76. A ce titre, nous souhaiterions évoquer ensemble ton implication en tant que juge au sein du Club.

 

Tout d’abord, comment es-tu devenue juge ?

En 2009, j’ai un fils qui a débuté l’athlétisme en Benjamin. Je l’accompagnais donc naturellement sur les compétitions. Un jour, Christine Godbillot est venue solliciter les parents qui étaient dans la tribune. C’est à ce moment que je me suis proposée comme juge et que je me suis ainsi prise au jeu !

 

Tu pratiques une discipline d’athlétisme ?

Non du tout. Mais dans la famille nous sommes assez sportifs. J’ai toujours été attirée par les sports de manière générale. A titre perso, je pratique de la gym, du pilates et un peu de tennis. C’est en pratiquant des sports et en les regardant que tu t’aperçois que sans juge il ne peut pas y avoir de compétitions.

 

Quel est ton plus beau souvenir entant que juge ?

J’ai passé des bons moments lors des France Master. Tu vois des grands-pères de 75 ans faire du triple saut. C’est impressionnant de les voir se tirer la bourre comme des gamins.

 

Quels sont les athlètes les plus prestigieux que tu ais jugé ?

C’est lors des concours de perche du Meeting de Sotteville. Cette année, il y avait les femmes. L’année passée, j’étais secrétaire mais j’ai pu juger Renaud Lavillenie.

 

Y-a-t-il une discipline que tu préfères juger ? Et à l’inverse, quelle discipline aimes-tu le moins ?

Je préfère les sauts verticaux ; le saut en hauteur et la perche. Au contraire, Je dirais que j’aime moins le poids car je l’ai très peu pratiqué. Lorsque l’on propose la formation de juge, on commence par les sauts donc en général tu vas moins facilement vers d’autres disciplines sauf si peut-être tes enfants se spécialisent dans une épreuve.

 

Ta fonction de juge te mobilise combien de fois dans l’année ?

J’ai deux enfants, un Benjamin et un Cadet, j’essaie donc d’aller sur les compétitions de ces deux catégories. Cela me mobilise donc trois journées tous les deux mois, mais tout cela dépend du calendrier. Après, il ne me semble pas qu’il faille fonctionner ainsi. Si dès le début, cela devient une contrainte on va le faire sans plaisir.

 

Combien avons-nous de juges sur l’ensemble du Club et de ses sections locales ? Et de combien manquons-nous d’officiels ?

En tout, nous dénombrons une vingtaine de juges (des fédéraux, des régionaux et des jeunes juges) sur l’ensemble du Club.

De combien en manquons-nous ? Cela dépend du nombre d’athlètes proposés aux compétitions, car il existe un ratio d’un juge du Club pour cinq athlètes du Club. Donc, plus nous sommes de juges, moins nous seront contraints par les compétitions. Le roulement est ainsi plus simple.

 

Dans un monde idéal, quelles améliorations apporterais-tu au statut de juge ?

Il y a un souci de lien. Car le problème c’est que les athlètes ne nous connaissent pas. Ça serait bien de créer un moment où l’on puisse fédérer autour de l’athlé, entre juges et athlètes, et que l’on puisse ainsi se connaitre entre nous.

 

Christine, si ton interview a donné envie à des personnes de devenir juge, quelle doit être leur démarche ?

L’apprentissage se fait à la fois sur le terrain lors de compétitons mais également par le biais de formations internes. Ensuite, on passe un examen écrit et oral pour devenir régional ou fédéral.

On peut devenir juge à partir de Benjamin 2e année ou Minimes. Pour certaines compétitions, les jeunes juges peuvent apporter des points, notamment lorsqu’on est juges -30 ans lors des interclubs. Tout cela contribuer à créer une équipe globale entre les athlètes et les officiels !

 

Nota-Bene :

En devenant officiel du Stade Sottevillais 76, nous vous offrons la licence, un polo SS76 et un remboursement de vos frais de déplacements (ou d’une déduction d’impôts). Pour plus d’informations, contactez

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