Découvrez Maëlle Philippe, de retour avec le maillot normand

Découvrez Maëlle Philippe, de retour avec le maillot normand

Maëlle, qui es-tu ?

Bonjour
je m’appelle Maëlle Philippe, j’ai 23 ans, je suis principalement lanceuse de disques depuis plusieurs années déjà *rires* ! J’ai commencé au club de Mont-Saint-Aignan (R2MA). En parallèle, je suis enseignante APA (activité physique adaptée et santé) avec une spécialité en cancérologie. Dernièrement j’ai repris mes études en psychologie pour faire un complément voire complètement une réorientation ; on verra ce que l’avenir nous dira !
Actuellement je travaille dans un collège sur Dinard pour pouvoir faire mes études et mon sport et si possible trouver un poste, quand y’en aura de disponible après ce covid *rires*.

J’ai plusieurs titres de championne de France jeunes, je suis régulièrement dans le top 5 des finalistes français toutes catégories, donc niveau élite. Ma meilleure performance est enregistrée à 54,91m sur toutes mes années. J’ai plusieurs entrées en équipe de France: 6 au total avec 2 championnats d’Europe jeunes (ce qui est quand même assez impressionnant pour moi). Pour finir j’ai participé à plusieurs meetings internationaux dont celui du club de Sotteville qui était une expérience incroyable pour moi.

Est-ce qu’une année t’as plus marquée que les autres dans le domaine sportif ?

Je crois que toutes les années sont importantes parce qu’elles sont toutes différentes. Chaque année est importante avec son lot d’émotions positives comme négatives avec le stress qu’on connaît comme tout sportif. J’ai vraiment adoré toutes ces années même si celles où j’ai été sélectionnée en équipe de France étaient un peu meilleures ce qui est normal ; aujourd’hui je ne regrette aucune année.

Pourquoi as-tu choisi cette discipline plutôt qu’une autre ?

Quand j’ai commencé l’athlétisme, j’ai adoré parce que j’étais un peu forte partout sans forcément être exceptionnelle mais je m’éclatais, je trouvais ça trop bien ! Et c’est par la suite, par envie, que je me suis rendue compte que je faisais des performances dans le lancer de disque et étant rentrée assez tardivement dans l’athlétisme, je pense qu’il me manquait beaucoup de bases athlétiques. De toute façon dès la première année où j’ai commencé à pratiquer le lancer de disque, je commençais à faire des performances et l’année d’après je me retrouvais en championnat de France ; maintenant cette discipline est comme une logique pour moi.

Penses-tu toujours exercerer toujours ce sport dans 10 ans ?

J’aurai 33 ans donc je suppose, en tout cas j’espère que oui. J’espère que j’aurai un meilleur niveau que celui que je peux avoir aujourd’hui et j’espère pouvoir avoir une carrière aussi longue que celle de Mélina.

Pourquoi as-tu décidé de revenir dans ton club formateur ?

C’était une étape vraiment importante pour moi. D’abord ça m’a permis de me rapprocher de ma famille qui vit en Normandie. Ensuite, toute ma famille a été dans des clubs normands, ça me paraissait normal de revenir et ça me fait plaisir de revoir les personnes que j’ai pu connaître quand j’ai commencé : des anciens entraîneurs, des anciens athlètes… C’est toutes ces choses qui me manquaient, le côté familial et les idéologies que je partage avec le club. Quand on m’a proposé de revenir, je n’ai pas longtemps hésité ! *rires*

Quelles sont tes ambitions, tes objectifs pour 2022 et dans le futur ?

Pour commencer, j’aimerais bien être sur le podium des élites ; enfin être sur l’une des marches de ce podium, que ce soit cet hiver comme cet été.
Il y a aussi la coupe des lancers en hiver dans laquelle j’aimerais participer et performer malgré le stress; je vais tout faire pour.
Pour finir, il y a les championnats du Monde et les championnats d’Europe à Munich et à Eugene auxquels j’aimerais énormément participer, du moins je mets tout en place pour y arriver !

Existe-t-il des personnes, sportives ou non, qui t’ont inspiré et donné envie de performer dans ce sport ?

D’abord je dirais mes parents qui sont au club bien sûr, et qui avant étaient athlètes; ce sont eux qui m’ont donné l’envie de faire quelque chose et l’envie de toujours aller plus loin. Ensuite je ne dirais pas forcément que des athlètes mais c’est toutes mes rencontres. Par exemple, j’ai eu la chance de rencontrer et de faire des stages avec Mélina Robert-Michon, ou encore Lolassonn Djouhan qui a aussi participé aux JO avec Mélina. Même si certaines personnes m’ont marquées plus que d’autres, tous ces échanges m’ont motivée ; ils ont su me transmettre une sorte d’émulation.

Veux-tu aborder un autre sujet ?

Pas forcément de thème particulier, mais concernant ma personnalité, je suis quelqu’un de plutôt engagée, je donne beaucoup de ma personne notamment avec le bénévolat ; j’aime aider les autres.
Par exemple, j’interviens dans les écoles pour parler du racisme, de la discrimination, de l’enfant différent alors qu’au final il ne l’est pas du tout. J’aime apporter mon expérience qui a été assez compliquée à l’école et ce positivement aux autres enfants, leur dire que ce n’est pas parce qu’on est “différent” qu’on ne peut pas accomplir nos objectifs et c’est pas parce qu’on est blanc, noir, handicappé, avec une particularité que l’on est différent. Je veux pouvoir aider les autres parce que j’ai été aidée et je pense que c’est important de le faire.

Yanis LUCAS
en stage au Stade Sottevillais 76

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