Les 100 ans du stade :  

Les 100 ans du stade :  

Une histoire riche et un avenir qui s’annonce radieux

Et oui, notre stade municipal est désormais centenaire,et c’est peu dire que des choses se sont passées, que des exploits ont eu lieu, que des souvenirs sont présents pour nous toutes et tous, aussi il était important de revenir sur les  dates importantes et rappelé à la fois l’histoire et les noms qui ont marqué notre club durant cette période, d’autant qu’une très belle exposition à lieu en ce moment à l’Hôtel de Ville de Sotteville. 

Les débuts :

Tout commence en 1920 avec la création de l’association « Stade Sottevillais » et l’inauguration du stade des Lilas en haut de l’Avenue du 14 juillet, mais d’où est venue cette idée de rassembler autours du sport les sottevillais(es) ? Tout simplement du fait qu’en 1919 les syndicats de travailleurs se posaient la question du maintien en bonne forme des citoyens avec le passage aux huit heures par jour. L’idée leur est donc venue de proposer un lieu qui rassemblerait un maximum de pratiques sportives alliant maintient en forme et pratique « loisirs ». en ce qui concerne l’athlétisme, ce sont « Les touristes sottevillais » pratiquants de marche athlétique qui sont les premiers à rejoindre le collectif, avant d’êtres accompagnés par La Sottevillaise, l’Union Prolétarienne Sottevillaise et le Racing Club Rouen-Sotteville. 

Nous arrivons enfin en 1922, plus précisément le dimanche 09 juillet, date de l’inauguration officielle du stade, et surtout l’arrivée de la piste d’athlétisme, sous la présidence de Mr Henri Pate, Haut Commissaire de l’Éducation et des Sports, qui est reçu par Messieurs Morel, président du stade, et Tilloy maire de la commune.

La fin des années 20 et le début des années 30 verront la création de l’AS Cheminot Club, ancêtre du SSCC, et également la décision du FCR de supprimer sa piste d’athlétisme pour agrandir son terrain, il n’y a donc plus qu’un stade pour la pratique de notre sport, et c’est bien le stade municipal. 

L’après guerre : la reconstruction

Ensuite arrive la seconde guerre mondiale, et nous le savons, Sotteville-lès-Rouen a payé un lourd tribut que ce soit sur le plan humain comme sur le plan matériel, le stade ne fera pas exception et perdra nombre d’adhérents auquel il convient de penser, de même que la plupart des structures sportives seront détruites. Mr Blanchot succède à Mr Degremont à la tête du collectif et s’attelle à la reconstruction avec toujours une farouche volonté de promouvoir le rôle d’éducation par le sport. Au sortir de la guerre, l’athlétisme est toujours la section qui compte le plus de licenciés avec 98 membres, et le club omnisports change de statut et de nom pour devenir le Stade Sottevillais Cheminot Club, les plus hautes fonctions du club devant êtres obligatoirement occupées par des cheminots. 

Nouvelles installations et nouveau statut du club, impliquent des événements d’importance pour faire vivre le stade, c’est ainsi qu’a lieu le premier challenge de cross de haut niveau, ainsi que deux ans plus tard, un premier meeting réunissant plus de 6000 spectateurs, avec les meilleurs athlètes français. Plusieurs sottevillais s’illustrent, notamment la star de l »époque Jacques Lunis, multi-médaillé aux championnats d’Europe sur 400m et en relais, en dehors de Jacques, Voiment à la hauteur, Labbé en lancer, ou les féminines Joëlle Besnard sur les haies, les sœurs Yvonnet en cross et demi-fond et tant d’autres parmi lesquels Lionel Groult ou encore Philippe Lunel…

Les années 60 et 70 : la montée vers le haut niveau

Le Stade Sottevillais devient un club qui compte à l’échelon national en accédant en 1967 à la division d’honneur nationale et prenant une place qu’il n’a plus jamais quitté depuis, celle du club normand le plus titré. De nombreux prodiges de l’athlétisme français sont alors au club, tel que le sprinteur François Saint-Gilles, Alain Caron (demi-fond), Patrick Ridel (steeple) ou encore Gerard Lamy à la hauteur. En 1970 à l’occasion du cinquantenaire du stade un meeting est organisé puis en 1972 pour préparer au mieux les athlètes aux Jeux Olympiques de Munich la piste arbore son nouveau revêtement en tartan, une révolution pour l’époque. 

Les  années 80 et 90 : Développement de l’athlétisme féminin et arrivée du meeting international 

Sous l’impulsion de Denis Lequement sur 1500m,d’Olivier Saint-Gille sur les haies ou encore du lanceur de javelot  Patrick Labbé, puis avec le décathlonien Alain Blondel, le club progresse encore et accède à la nationale 1, mais ce qui marque est l’arrivée en nombre des féminines à tous les échelons du club et avec succès puisqu’elles imiteront leurs homologues masculins en accédant à l’élite en 1998.  A noter que cette période verra aussi le club organisé un incroyable « match » France-Russie ou les meilleurs athlètes rivalisent et des sottevillais se montrent. Tout comme à l’occasion des championnats de France de Relais en 1990.  Tout cela étant rendu possible notamment par le fait de porter à huit couloirs la piste et de créer une cabine pour le chronométrage électrique, deux éléments importants des normes internationales. Dernier point très important de cette période en ce qui concerne l’athlétisme, l’assemblée générale de 1996 vote de nouveaux statuts et notre section, de part le nombre élevé de disciplines pratiquées et la quantité tout aussi importante de licenciés, devient autonome et prend son nom actuel : Stade Sottevillais 76. 

Les années 2000/2010 : confirmation au haut niveau et arrivée de nombreux athlètes internationaux

Les sportifs du club sont présent au plus haut niveau mondial, comme Sébastien Levicq qui a pris la relève d’Alain Blondel sur les épreuves combinées ou les frères Chekhémani, Hassan Oubassour et Fanjanteino Felix sur le demi-fond, nous n’oublierons pas évidemment également Emmanuel Bangué à la longueur, Isabelle Corréa, Emmanuel Ngom Priso, Idrissa Mbarké et Natasha Casy sur le sprint, Tatiana Denize, Karen Effosse et David Boulanger à la marche athlétique, David Randriamihaja sur 110m haies, Yvon Rakotomiandry (400m haies), Maxime Tennière (200 et 400m), Marion Lotout à la perche et plus récement Mahièdine Mekhissi sur 3000 steeple et pour finir cette revue d’effectif, l’égérie du club l’heptathlonienne Odile Ahouanwanou. Vous l’aurez sans doute remarqué, parmi ces grand(e)s champion(ne)s il y a d’illustres membres de l’équipe de France mais aussi des athlètes internationaux et notamment africains de très haut niveau, car c’est aussi une particularité du club, le fait de permettre à chacun d’exprimer son potentiel et de pouvoir envisager de belles choses dans l’athlétisme. Au total il y aura durant cette période une quarantaine d’athlètes membres du « Team France » et autant de sélectionnés pour d’autres nations.

Actuellement : la jeunesse prend le pouvoir

Nous pourrions vous parler du franc succès des dernières éditions du meeting tant en terme de grands noms présents que de performances impressionnantes, nous pourrions également insister sur la première place au monde au rang des meetings de spécialités pour le Perche Élite Tour, mais ce qui marque encore plus, c’est bien l’arrivée d’une génération dorée, pleine de talents, de belles valeurs et férue de travail pour atteindre le meilleur niveau. Parmi eux les « anciens » de plus de vingt ans comme Romain Lecoeur sur les haies ou Lidjy M’Baye sur 400m commencent à avoir l’habitude des honneurs, tout comme la toute jeune prodige de la perche Élise Russis et derrière d’autres poussent au portillon de la réussite sportive, comme par exemple le jeune perchiste Pacôme Turpin, les sprinteurs Patrick Cibangu, Matthéo Lemarchand et leur comparse d’entraînement Lise Langlois ou encore la hurdleuse Sofia Aguad. Voilà pour l’avenir que l’on peut voir arriver sereinement, d’autant que le présent est déjà beau puis-que chez les femmes, Odile est toujours là, que la lanceuse Maëlle Philippe est revenue et que Cassandre Aguessy Thomas est sans doute l’une des figures à suivre des épreuves combinées, tandis que chez les hommes Fabrice Dabla, Bachir Mahamat, Oumar Babou, innoncent Bologo, Florent Beauval et tant d’autres continuent également de porter le club vers le meilleur.

 Un grand merci à vous toutes et tous qui faites vivre le club

Notre club ne serait pas ce qu’il est sans une équipe de choc composée de salariés présents au quotidien, des membres du bureau et du comité directeur, de notre président Maxime Thommerel, des entraîneurs, des jurys et de tous les autres bénévoles. Il ne serait pas non plus ce qu’il est sans nos clubs associés de l’EMSAM, du DLTAC, de l’EAPE et du Cor Elbeuf. Alors à vous, nous tenions à dire un grand merci pour ce que vous faites pour le club évidement mais aussi pour le sport en général ainsi que pour la vie locale de Sotteville et de toute la Métropole.

NDLR : L’évocation de tous ces grands noms de l’athlétisme à peut-être suscité en vous l’envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas dans un premier temps à faire un tour sur la page dédiée aux anciens athlètes de notre site, et dans un second temps, toujours sur notre site, à guetter les articles à venir qui retraceront discipline par discipline l’histoire de nos champions. 

Guillaume

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